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Comment je me suis construite avant de créer La Fourmilière ?

La semaine dernière, j’ai été particulièrement affectée par le rapport du GIEC, aussi bien par son contenu que la non-réaction générale qu’il a entrainé.

J’ai commencé par écrire toute ma colère face à cette non-réaction, puis j’ai pris un peu de recul et je me suis demandé comment j’en étais arrivé à créer La Fourmilière.

D’ailleurs, on me demande souvent pourquoi j’ai créé La Fourmilière, et à ce moment-là il se passe toujours dans ma tête cette sorte d’énorme bazar où je veux donner toutes les raisons, mais c’est le désordre, et surtout j’ai tellement envie d’amener tout le monde avec moi que… je m’emporte.

Alors, je me suis posée et j’ai repris 5 éléments clés, qui m’ont construite et poussée à créer La fourmilière.

L’évènement qui ma fait prendre conscience de l’importance de lagriculture 🚜 :

À 15 ans, lorsque je suis arrivée à en lycée agricole, je n’y connaissais rien. J’étais curieuse et j’avais soif d’apprendre. Alors j’ai commencé mes stages en fermes, je voulais découvrir le plus de filières possibles, même si j’étais particulièrement attirée par les vaches laitières (sans aucun doute le contact avec l’animal 🐮 ).

C’est à ce moment-là que je me suis rendue compte de plusieurs choses :

  • la dureté du travail d’agriculteur.trices, les astreintes, les risques, un travail 24/7 sans vacances,
  • je me suis rendue compte que l’agriculteur.rice était le.a seul.e chef.fe d’entreprise qui ne décidait pas de ses prix de vente (il va sans dire qu’il.elle ne décide pas non plus de ses prix d’achat),
  • j’adorais prendre un verre de lait pendant la traite (quand il est encore tiède), ça n’avait rien à voir avec le lait que j’avais bu jusqu’à maintenant ! Il y avait un fossé entre le produit qui sortait de la ferme et le produit que je retrouvais en rayon (pourtant il y a écrit lait dessus). 

Pour moi, il était temps de remettre l’église au milieu du village, j’ai commencé à prôner les circuits-courts !

(p.s: à cette époque je voulais avoir une ferme et un restau, pour transformer directement ce que j’avais produit 🍽 )

Le jour où je me suis rendue compte que ma consommation impactait le monde entier 🌎 :

En BTS, on s’interrogeait beaucoup sur les différents systèmes agraires dans le monde, mais aussi le nôtre. 

Notre agriculture est subventionnée et lorsque l’on exporte nos surplus de production, ils sont vendus en dessous du coût de revient des producteurs locaux, notamment dans les pays du sud. Pas besoin de faire de dessin pour expliquer le résultat.

Petit complément à cela, les aléas climatiques dus à notre mode vie industrielle de plus en plus ravageurs pour l’agriculture de ces pays.

Résultats : les agriculteurs.rices ne pouvant plus subvenir à leurs besoins, quittent les campagnes et se retrouvent plus nombreux en ville, sans pour autant avoir plus de travail.

J’essaye de me restreindre sur ce paragraphe, mais le sujet est vaste et enrageant !

Parmi ces films qui m’ont marquée : « le monde selon Monsanto “, c’est une archive, mais vraiment toujours aussi intéressant. 

Si tu es curieux.se, je t’invite à aller sur cette plateforme, il y a beaucoup de ressources pour comprendre les enjeux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Le moment où je suis passée en mode zéro déchet 🥫 :

Trois mois sont passés entre le moment où j’ai entendu parler du zéro déchet et celui où j’ai passé le cap (et peut-être 4 mois pour être à 90 % zéro déchet).

Le déclic ? Ce film de Kombini où je me suis rendue compte que ma poubelle partait polluer la Malaisie (entre autre). 

C’était pour moi impensable, que sous prétexte de « confort », quelqu’un d’autre soit amené à se lever en regardant ma poubelle

Ah oui, là, je ne voyais plus aucun obstacle pour passer au zéro déchet.

Le Livre qui m’a poussé à agir ✊ : 

Climate Justice, a man-made problem with a feminist solution, de Mary Robinson, ce livre m’a boulversée. Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande et haut-commissaire aux Nations Unies pour les droits de l’homme, raconte les parcours de plusieurs femmes (et un homme) qu’elle a rencontrés et qui se battent contre le changement climatique. 

Chacun est victime de ces changements dont il n’est pas responsable et pour lesquels il ne peut rien faire, mais surtout personne ne veut agir. 

On y lit les récits personnels de ceux dont : 

  • Les terres ne peuvent plus être cultivées (et ne peuvent donc plus subvenir à leurs besoins)

J’ai coupé la moitié du paragraphe, je commençais à m’emporter….

  • L’île (et ses habitations) disparaît sous la montée des eaux
  • Les maisons sont détruites à cause d’un ouragan.

Si tu es bilingue (il n’a pas été traduit, mais je suis prête à le faire pour toi !) vraiment, il faut lire ce livre poignant !!

Tu peux le demander dans ta librairie ou le commande sur recylivre, des fois, ils l’ont ! (oui, même s’il trône sur mon bureau des fois, je regarde s’il est dispo…), sinon en cliquant simplement sur le lien juste au-dessus (un autre site de livre de seconde main).

Ceux pour qui je me lève tous les matins 💪 :

Et enfin, si tous les jours j’ai autant la rage et l’envie de me lever c’est pour te faire découvrir toutes ces pépites que j’ai découvertes et que je continue à découvrir tous les jours, pour partager avec toi la chance que l’on a d’avoir des produits exceptionnels, respectueux de l’environnement et de leurs producteurs. 

C’est aussi pour eux, les producteurs, que je le fais. Ils font un boulot fantastique pour valoriser une agriculture durable et proposer une alimentation de qualité. Je suis vraiment admirative de leur engagement, leur volonté et leur résilience. 

(je suis aussi super impressionnée de cette capacité à produire, enfin à nous proposer des choses qui nous servent à nous nourrir ! Je trouve ça assez fou !)

J’estime avoir un merveilleux métier qui consiste à valoriser le travail des producteurs pour te permettre d’avoir une alimentation de qualité. J’en suis quand même super fière.

Je suis sûre que l’on peut encore changer le cours des choses et si on ne le fait pas pour nous, on le fait pour les autres 🙃

6 réflexions au sujet de “Comment je me suis construite avant de créer La Fourmilière ?”

  1. Salut Axelle,

    Merci d’avoir expliqué ton cheminement dans cet article que je partage à 100%.
    C’est difficile de garder la tête froide quand on nous questionne sur ces questions-là…
    Merci beaucoup pour ton travail si précieux et pour ton engagement !

    A+

    Répondre
  2. Super article ! On a souvent conscience de ces choses mais la facilité est de laisser couler, ce qui n’est pas ton cas, donc merci pour ton investissement ! 🙂

    Répondre
  3. Et merci d’avoir mis à disposition ce magasin qui nous permet d’essayer de changer les choses, au moins à notre niveau, en achetant local, bio ou raisonné et surtout zéro déchet! Joli résumé pour une très belle initiative!!

    Répondre

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